Pour cette première partie de l’année, nous allons principalement travailler l’oreille et un répertoire de “tubes”, doublement inspirés de nos collègues ou de nos professeurs, ainsi que de se construire un premier répertoire de vêpres, de chansons et d’airs de cour.
L’objectif, pour ce premier échantillon, c’est de permettre à chacun de se raccrocher à nos réflexes sonores à nous. Dans un second temps, nous allons réfléchir à créer un son “à nous”. Mais dans toute relation musicale, il y a d’abord l’écoute et la compréhension de ce qui s’est fait avant et qui relève alors de l’inconscient musical.
Comme Bruno avec Marcel Pérès, les membres du Salon (Pétronille, Emma-Lisa, Maylis et Sylvain) sont directement ou indirectement influencé par certains ensembles de musiques qui explorent le répertoire d’air de cours, chacun à des degrés divers.
Le premier ensemble est le Poème Harmonique, dirigé par Vincent Dumestre, dont l’influence est forte dans notre rapport à la couleur et la rhétorique de ce type de musique.
Description des chansons
Nous allons chanter des morceaux extraits de plusieurs de leurs album : principalement celui de Gudéron, mais également celui intitulé “Coeur”. Nous faisons l’impasse sur Antoine Boësset et d’innombrables d’autres compositeurs, que nous verrons une autre fois. C’est une période extrêmement intéressante musicalement et souligne une esthétique de transition entre la période d’Henri IV et celle de Louis XIII. L’instrument roi de cette période est le luth 10 choeurs.
Sur la grande période de l’air de cour du début du milieu du XVIIe siècle, nous laisserons cela pour le deuxième trimestre.
Série Cantiques, airs de cours 1550-1660
Pierre Certon (1512-1572)
Au combien est heureuse (Adrien Leroy) *
Pierre Guédron (1565-1620)
Belle qui m’avès blessés d’un trait si doux
Quand le flambeau du monde
Dessus la rive de la mer